Les droits : C.N.I.L
La loi du 6 janvier 1978 reconnaît essentiellement 7 droits aux personnes :
le droit à l'information préalable : les fichiers ne doivent pas être créés à votre insu. Les personnes qui créent des traitements ne doivent pas vous laisser dans l'ignorance de l'utilisation qu'ils vont faire de ces données. Dans un tel cas, la loi "Informatique et libertés" est purement et simplement violée. Ne soyez pas passif, exigez cette information.
le droit de curiosité : pour pouvoir accéder aux
données qui vous concernent, vous avez le droit de demander à
tout organisme s'il détient des informations sur vous.
le droit d'accès direct : vous pouvez obtenir communication des informations qui vous concernent en les demandant directement à l'organisme qui détient le fichier dans lequel vous figurez. C'est un droit fondamental qu'il ne faut pas hésiter à exercer.
le droit d'accès indirect : pour certaines données
nominatives, la loi prévoit un intermédiaire entre vous
et l'organisme qui détient le traitement. Pour les données
médicales, un médecin de votre choix, pour les données
figurant dans des traitements intéressant la sûreté
de l'Etat, la défense et la sécurité publique, un
commissaire de la CNIL.
le droit de rectification : si vous avez constaté des erreurs
lorsque l'organisme qui détient le fichier vous a communiqué
les données vous concernant, vous pouvez les faire corriger. La
loi va même plus loin puisqu'elle oblige l'organisme à rectifier
d'office et de lui-même les informations dès lors qu'il a
connaissance de leur inexactitude.
le droit d'opposition : si vous avez des raisons légitimes
pour ne pas figurer dans tel ou tel fichier, vous pouvez vous opposer
à votre fichage. La loi garantit un droit d'opposition que l'on
peut exercer au moment de la collecte ou plus tard, en demandant par exemple
la radiation des données contenues dans les fichiers commerciaux.
Bien sûr, ce droit ne s'applique qu'aux fichiers qui n'ont pas été
rendus obligatoires par une loi.
le droit à l'oubli : l'informatique permet de conserver
indéfiniement les données personnelles. La loi a donc prévu
un droit à l'oubli, afin que les personnes ne soient pas marquées
à vie par tel ou tel événement.